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Parfum boisé velours, doux sans être sucré.
L'Iris palida, le fastueux, celui qui recèle la plus grande richesse en molécules odoriférantes, ne veut que cette terre de douceur et de sécheresse rocailleuse.
Contrairement à l'Osmanthus dont les cellules épidermiques des pétales sécrètent l'huile essentielle, l'Iris cache ses merveilles olfactives dans ses racines.
Et les cache tellement bien qu'il faut plusieurs années de soins et de traitements complexes pour s'en emparer : plantation, binage fréquent et manuel pour ne pas blesser les rhizomes, récolte trois ans plus tard, triage, décortiquage, rinçage suivi d'un mois de séchage sur claies, au soleil, et de cinq ans de déshytratation dans des sacs de jute ; puis concassage et meulage en usine.
La poudre qui en résulte six an plus tard est distillée à la vapeur après avoir macéré dans l'eau froide. Elle va donner l'essence d'iris ou beurre, mais à une condition, chaque fois inquiétante pour les chimistes, que la chauffe soit très douce.
Et de cette substance crémeuse, à son tour distillée, naît alors un trésor, une splendeur hors de prix, l'absolue. Huit années de maturation et quarante tonnes de rhizomes (racines) d'iris frais sont nécessaires pour produire un litre d'absolue d'iris.
Ce parfum contient : Iris, vétiver, bergamote, bois de cèdre, narcisse, géranium, musc.
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